Le Maroc ambitionne de retrouver le Conseil de sécurité des Nations unies. À New York, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a réaffirmé la candidature du Royaume à un siège de membre non permanent pour la période 2028-2029.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité de l’action diplomatique marocaine au sein des instances multilatérales. Rabat entend notamment mettre en avant sa participation aux efforts de prévention des crises, de règlement des conflits et de promotion de la coopération internationale.
Rabat mise sur son engagement multilatéral
Dans son intervention, Nasser Bourita a présenté cette candidature comme le prolongement de l’engagement du Maroc en faveur de la paix et de la stabilité internationales. Le Royaume souhaite défendre une approche fondée sur le respect du droit international, la souveraineté des États et la recherche de solutions politiques aux crises.
La diplomatie marocaine entend également valoriser son implication dans les dossiers africains et internationaux, ainsi que son rôle dans plusieurs initiatives liées à la sécurité, au développement et à la coopération Sud-Sud.
Le Maroc a déjà siégé à trois reprises comme membre élu du Conseil de sécurité, en 1963-1964, 1992-1993 et 2012-2013.
Un mandat de deux ans en jeu
Le Conseil de sécurité compte quinze membres : cinq permanents et dix élus par l’Assemblée générale pour des mandats de deux ans. Les membres non permanents participent aux débats, négociations et votes sur les questions liées à la paix et à la sécurité internationales.
Chaque année, cinq sièges sont renouvelés selon une répartition géographique entre les différents groupes régionaux. Pour décrocher un mandat couvrant la période 2028-2029, le Maroc devra donc obtenir les soutiens nécessaires lors du vote de l’Assemblée générale.
La campagne diplomatique autour de cette candidature est déjà engagée. Plusieurs pays avaient auparavant annoncé leur soutien au Maroc pour ce mandat, confirmant que Rabat prépare cette échéance depuis plusieurs années.
En cas d’élection, le Royaume retrouverait ainsi le Conseil de sécurité quinze ans après la fin de son dernier mandat, achevé en 2013.


